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Rêve, Alice, rêve.

Hier, réveillée par un mauvais rêve qui avait d’la gueule, j’ai décidé de l’utiliser à bon escient et d’en écrire une œuvre littéraire inspirée (et courte, je l’espère).
Le premier chapitre que je vous livre aujourd’hui a été écrit dès mon réveil et corrigé aujourd’hui (il est donc tout à fait probable qu’il y ait d’énormes fautes noir sur blanc que mon œil non réveillé laissa passer (ou juste je sais pas l’écrire, c’est possible aussi)).

Chapitre 1 : Rencontres Nocturnes

« Veuillez m’excusez monsieur, mais… »

Avant qu’elle ne termine sa phrase, l’homme se retourne d’un seul coup la faisant sursauter par la même. Il la regarde avec deux grands yeux écarquillés, qui ballaient l’espace autour d’eux plusieurs fois mais reviennent inexorablement à elle, avec la même expression de surprise mêlée de peur.

« Qui êtes-vous ? D’où venez vous ? »

A peine l’homme a-t-il lâché ses mots à demi-voix que déjà retentissent au loin les aboiements prédestinés, il se baisse d’un seul coup et se tourne en regardant dans toutes les directions possibles. Alors son regard se pose à nouveau sur elle. Toujours baissé, il lui attrape le bras et la tire brutalement à sa suite, tandis que son regard, mécaniquement et inlassablement, roule autour d’eux comme une boule de protection pourtant trop petite pour le danger à venir.

« Ça n’a aucune importance, venez avec moi, nous ne sommes pas en sécurité, ici. »

Elle n’ose plus parler de peur qu’un murmure engendre le danger lui-même et le fasse se rapprocher. Ses yeux se perdent autour d’elle, c’est étrange, elle n’a jamais visité un endroit tel que celui-ci, et n’a, pour ainsi dire, aucune idée de l’endroit que cela peut être, eusse-t-il un nom.

Il y a peu ils étaient encore en haut d’une falaise alors qu’ils courent maintenant à travers lianes et fougères et sautent pour éviter des tapis de feuilles humides tout en zigzaguant entre les troncs. Absolument immenses ses troncs, d’ailleurs. Elle les observe un instant, on n’a du mal à discerner la cime, elle est si haute que ces troncs verticaux font penser à des piliers qui soutiennent le ciel. Le ciel… Aucun nuage n’obscurcit ses étoiles, elles brillent de milles feux et dansent ensemble dans la froideur de la nuit, elles veillent et chantent pour eux. Les yeux en l’air, elle se perd dans l’abyssal, sourit béatement et se retrouve d’un seul coup la tête dans les tapis de feuilles humides.

« Qu’est-ce que tu fais ?! Lève-toi ! Vite ! » L’homme cri en chuchotant, son regard l’implore et son corps se contorsionne encore, sa tête l’emmène à gauche, à droite, devant, derrière, en diagonale, il scrute chaque recoin de forêt, tentant de désamorcer chaque point mort, et pourtant, il revient toujours sur elle.

« Veuillez m’excusez, les étoiles sont si jolies… »

L’homme la dévisage à présent, une incompréhension teintée de condescendance se plante dans ses yeux à elle. Avant qu’elle ne puisse finir son explication sa main à lui reprend sa place à son poignet et la tire à nouveau brutalement. Les aboiement se font plus rapprochés, on commence à discerner des bruits d’armes qui s’entrechoquent. L’homme s’arrête alors d’un coup, elle se cogne contre son dos, le regarde, et enfin passe la tête sur le côté pour trouver la raison de cette pause forcée.

Un lapin. Un lapin est assis devant eux sur le sol. Elle le considère un instant, et jette un coup d’œil à l’homme qui semble déconnecté de toute réalité. Il considère l’animal, d’une seconde à l’autre son cerveau enverra une décharge électrique pour qu’il reprenne la fuite, mais pour l’instant, il est comme paralysé devant cette boule de poil.

« Veuillez me suivre s’il vous plait, il y a un endroit où vous pourrez vous cacher non loin de là. »

Sur ces mots, le lapin se tourne et s’élance avec une vitesse à couper le souffle entre les branches et les buissons. L’homme regarde autour lui, prenant conscience de la précarité de leur situation il sort de sa torpeur et prend la suite du lapin, la tirant toujours par le poignet.

« Cachez-vous ici en attendant le passage de l’armée de Sa Majesté. »

Elle et lui s’affaissent comme un seul homme dans le fossé, se tassent sur eux mêmes pour disparaître dans les herbes, humides à cette heure de la nuit. Le lapin adossé au fossé avec eux se tourne pour les regarder, puis s’adresse directement à elle.

« Bonjour, Alice. Nous vous attendions depuis un certain temps, Madame. Sachez que l’horreur n’a cessé de prendre possession de cette terre, la propagation n’en fini pas. Nous sommes désœuvrés, Madame, c’est donc un réel plaisir que de vous voir parmi nous. Alice lui rend son regard d’un sourire et le lapin tourne un peu plus sa tête vers l’homme. Et bonjour à vous Monsieur Magnus, je suis étonné de vous trouver en compagnie de Madame, ce n’était pas ainsi que les choses étaient prévues, voyez-vous, mais vous lui fournirez une protection dont elle aura besoin, à l’évidence. »

Suivant son regard, Magnus regarde Alice qui s’est replongé dans la contemplation du ciel avec un sourire stupide sur les lèvres.

« Où nous emmenez-nous, lapin ?
– Appelez moi Sir Lapin, Monsieur Magnus, ajouta-t-il dans un sourire fier, je vous emmène vers un abris que j’ai aperçu sur la route, en venant vous trouver. Voyez-vous, la maison est proche, Monsieur Magnus, et elle nous servira d’étape. Avec un peu de chance nous y trouveront des provisions.
– D’étape, pour ?
– Pour la suite, Monsieur Magnus. »

Sir Lapin tourne alors sa petite tête vers Alice et la regarde rêveusement quelques instants. Il est arrêté net par un aboiement clair qui se répercute autour d’eux.
Ils sont proches. Trop proches, il ne devraient pas être si proches. Sir Lapin plaque Magnus dos contre le bord du fourré, ce dernier fait de même avec Alice, qui, revenant à la réalité affiche dorénavant l’étonnement. Le fossé est grand, suffisamment grand pour qu’eux trois puissent rester contre sa paroi sans que personne sur le chemin ne puisse les voir. Blottis contre l’herbe, leurs corps n’aspirent qu’à se fondre dans la terre humide et dense alors qu’ils entendent les pas résonner sur le sol. Magnus compte, petite armée, cents hommes, en tout et pour tout. Mais des armes et des chiens, redoutables.

Un frisson parcours Alice, la situation l’enveloppe sans qu’elle l’eut demandé et la voilà prisonnière d’une couverture malfaisante. Elle essaye de se souvenir, mais elle n’arrive pas à se rappeler un sentiment tel que celui-ci. En fait, elle ne se rappelle pas de grand chose. Alice, oui, elle s’en souvient, c’est elle Alice, c’est comme ça et puis c’est tout, c’est un fait. Mais les questions de Magnus tournent à présent dans sa tête, qui est-elle et d’où vient-elle. Son prénom, aussi heureuse soit-elle de s’en souvenir ne lui apprend rien de plus sur son identité, elle n’est qu’une page de manuscrit, sur laquelle on aurait écrit au citron à la plume, mais aucune bougie ne lui permet de lire les lignes d’écriture fine qui s’étendent et restent invisibles.

Les aboiement continuent, se rapprochent, on entend la respiration sourde et rauque des bêtes, elles courent, se précipitent, passent devant eux et gagnent la première ligne de l’armée. Les pas s’estompent, des ordres résonnent dans le ciel, les torches et les lampes disparaissent peu à peu à l’horizon.

« Allons-y, Madame.
– Ils ne nous ont pas sentis…
– Qui donc, Monsieur ?
– Les chiens. »

Sir Lapin évite soudain le regard de Magnus et s’élance à nouveau, de ses pattes agiles et rapides. Alors on lui saisit de nouveau le bras, et son corps reçoit une fois de plus le choc provoqué par la course effrénée de Magnus qui l’entraine déjà à la suite du petit lapin.

Traversant des carreaux sales et moites, des rayons de lumières caressent leurs épaules, une odeur de fumée s’élève dans l’air et emporte avec elle les peurs sourdes de la nuit, les amplifie et les recrache sur eux comme une douche froide. La maison leur apparaît, étriquée et étirée, difforme et asymétrique, et la porte s’ouvre déjà pour eux. Sir Lapin s’engouffre par l’ouverture alors que Magnus et Alice s’immobilisent à son entrée. Cette maison n’est ni oubliée ni abandonnée, elle trône en haut d’une colline avec un feu qui crépite et de la lumières aux carreaux.
« Ça pourrait être un piège, Alice. »
Sa main resserre son étreinte brûlante sur son articulation, elle s’avance vers la porte et l’attire avec elle, un sourire innocent sur les lèvres. Dès qu’ils passent la porte, elle se referment sur eux. Ils essayent à plusieurs reprises de l’ouvrir à nouveau sur l’extérieur, sans résultat. L’énorme porte en bois refuse de bouger. Sir Lapin est devant eux, au milieu d’un petit salon encombrés de fauteuils et de canapé à demi recouverts de draps qui tombent et caressent le sol.

Des particules de poussières lévitent autour d’eux, s’agglutinent à leurs narines et volettent dans l’air ambiant, insoucieusement.

La cheminée tousse et crache, mais la chaleur se propageant dans leurs corps les enveloppe doucement et les réconforte un instant.

« Il n’y a personne ici, ne vous inquiétez-pas, Madame.
– On fouille cette maison, on récupère tout ce qu’on peut et on se casse d’ici. »

Sur ces mots, Magnus attrape un sac en toile qui git au sol et en lance un l’autre à l’attention de ses deux compagnons qui le regardent, éberlués, tomber au sol. Le salon s’ouvre sur quatre pièces dont les portes sont fermées, et à côté de la cheminée s’élève un escalier de bois brun qui monte vers deux autres portes.

« Je prend celle-ci. »

Il montre une porte d’un mouvement de tête, en saisit la poignée rouillée et humide et ouvre doucement un morceau de bois qui gémit et hurle sur ses gonds.

Alice est parcourut de frissons, et observe de loin l’intérieur de la pièce désormais ouverte dont s’élève une puanteur tiède.

Si le petit salon est accueillant, cette seconde salle en est l’opposé. La lumière dansante du feu projette des ombres démoniaques qui courent en riant sur les murs, bougeant aux rythmes des flammes, maudissant tous ceux qui s’introduisent. Des bruits de gouttes d’eaux qui claquent sur le sol parviennent à leurs oreilles et la curiosité pousse Alice à regarder le sol de carrelage blanc maculé de sang noir et poisseux qui s’agglutine dans les rainures entre les carreaux. Des mouches s’échappent par la porte alors que Magnus s’affaire au milieu de la petite pièce.

Sir Lapin prend la main froide d’Alice, et pose sur elle un regard las.

« Madame, notre monde n’est plus ce qu’il était par le passé, lorsque vous êtes venue la première fois. Sa Majesté a perdu une de ses filles dans un triste accident dont je vous tairais les détails, et depuis ce jour elle cherche vengeance sur nos terres, elle pense que la souffrance d’autrui la soulagera de cette blessure qu’elle porte. Cela a commencé avec des arrestations injustes, des captivités prolongées, des chasses… Elle nous poursuivait avec ses immondes bêtes, mi-loup mi-démon, ils peuvent tuer en quelques secondes, Madame, mais préfèrent garder leurs victimes vivantes des jours et des jours pour les emmener devant Elle, qui les torture à son tour jusqu’à ce qu’Elle n’y trouve plus aucun plaisir. Nous sommes réveillés la nuit par des cris qui résonnent à travers les forêts et les clairières, nous sommes traqués sans relâche depuis des années. Nous mourrons, Madame Alice, nous mourrons. J’ai senti votre arrivée ici, je ne puis expliqué comment, mais je l’ai senti. Vous nous sauverez, Madame, murmura-t-il plein d’émotion en serrant les petites mains de la jeune fille qui le regardait abasourdie.
– Sir Lapin… Excusez-moi, mais depuis que je suis ici je ne me souviens de rien. Juste de mon prénom. Je ne sais pas d’où je viens, ni ce que je fais ici. Je suis déjà venue ici ?

Le regard du lapin s’assombrit soudain alors que sa petite bouche s’ouvre doucement, dépité et impuissant devant la tragique vérité qui enfle peu à peu dans son crâne, se faisant une place dans la réalité.

– Vous ne vous souvenez pas, Madame ?
– Je … Non. Je ne reconnais rien ici, et je sais pas où je vais. Je ne sais même pas comment je suis arrivée ici, à vrai dire.
– Vous devez nous sauver, Madame, dit-il en plongeant son regard dans celui d’Alice. Vous le devez, vous seule pouvez y arriver, sans vous… Sans vous nous mourrons tous.
– Je ne sais même pas ce qu’il faut que je fasse… susurra-t-elle en baissant les yeux sur ses mains.
– C’est dans votre sang, Madame, vous l’avez fait une fois, vous pouvez recommencer. »

Avant qu’elle ne puisse demander une explication il bondit vers Magnus.

« Du nouveau, Monsieur ?
– Il y a un corps, là-dedans.
– Oh. Comment va-t-il ?
– Il est mort, précisa-t-il en levant un sourcil.
– Oh.
– J’ai aussi trouvé une trousse de soin dans un placard, ça peut nous être utile, pourchassés comme nous sommes à présent. C’est une petite salle de bain, le cadavre est dans la baignoire, et il doit y être depuis un moment. Il y a quelques bougies, il nous faudra des allumettes qu’on devrait pouvoir trouver dans la cuisine, à supposer qu’il y en ait une. »

Il sort de la pièce, le sac en toile dans une main, les bougies dans l’autre. Il les regarde tous les deux, impassible.

« Dites, vous comptez vous bouger à un moment ? »

Alice se lève d’un seul coup, regarde le sol puis Magnus, baisse de nouveau le regard et avance doucement vers une des trois dernières portes du salon sous le regard de Sir Lapin. Satisfait, Magnus repart vers une autre porte, alors que la main de la jeune fille tremble inexorablement vers la poignée. Glacée. Elle tourne doucement et entend le mécanisme bougé à son ordre. La porte s’ouvre en couinant. Le noir. Toujours le noir. Des bruits d’eau tombent dans les tuyaux et les conduits, résonnent dans la maison et glace Alice un peu plus. Elle lâche un cri lorsqu’une lumière blanche l’éblouit alors avant de la replonger dans l’obscurité. Elle clignote à présent et Alice discerne un vieil abat jour au sol, à quelques centimètres d’une lampe renversée qui projette une lumière hésitante sur des murs délavés qui suintent un jus immonde. Il manque des pans de tapisseries, ils se sont décollés ou ont été arrachés, elle ne veut pas y penser pourtant son esprit cherche à savoir ce qui a pu se passer dans cette pièce. Les meubles sont sans dessus dessous, éventrés, ils tapissent le sol et leurs ombres dissimulent à ses yeux des coins de la pièce où elle n’a aucune envie d’aller. Les draps sont tachés de sang et bougent doucement au vent qui siffle par un carreau cassé de la fenêtre alors qu’un vent glacial la prend dans ses bras et la berce de murmures mortuaires.

« C’est une chambre, dit-elle avant de se tourner vers Magnus qui passe la tête par l’ouverture de la pièce qu’il fouille.
– Très bien. Et ? Y’a quoi dedans ?
– On dirait que quelqu’un cherchait quelque chose. »

Il s’arrête soudain et parle dans sa barbe les yeux dans le vague.

« Monsieur ? On ne vous entend pas très bien, voyez-vous. »

Sir Lapin est planté devant lui et cherche à entendre. Magnus bouge doucement, le considère un instant et laisse le temps à Alice de mettre le plus d’espace possible entre elle et cette porte damnée.

« Comme dans la salle de bain… Quelqu’un a fouillé cet endroit, il y a longtemps ou il y a quelques heures, je n’en sais rien, je sais juste que le mec dans la baignoire est là depuis au moins une semaine.
– Comment savez vous cela ? Demande Alice d’une voix fébrile.
– Si quelqu’un cherchait quelque chose ici, il ne faut vraiment pas qu’on reste, venez avec moi, j’ai trouvé la cuisine, on rempli notre sac et on se barre d’ici par la fenêtre. »

Soulagée à l’idée de quitter prochainement cette maison, Alice se rapproche de Sir Lapin qui suit doucement Magnus et entrent ensemble dans la cuisine à sa suite.

Comme le reste des pièces ouvertes, le sol est jonché de meubles cassés et de denrées périssables.

Magnus a rassemblé sur une table tout ce qui peut leur être utile, allumettes, nourritures, eau, couteaux et fourre le tout dans le sac. Il les regarde, met le sac sur son dos et s’avance vers la fenêtre. Il ouvre la bouche pour dire quelque chose à propos du deuxième sac toujours sur le sol alors qu’il soulève le loquet, et l’ouverture de la fenêtre laisse entrer les aboiements des créatures de Sa Majesté. Ils se baissent tous d’une rapidité digne des plus grands instincts de survie et écoutent, attentifs.

Des bruits de boucliers et d’armures répercutent entre les murs de la cuisine qui paraît désormais trop petite et malsaine, des pas lourds foulent le sol avec force. L’armée court. Magnus jette un coup d’œil rapide et discret à l’extérieur et se baisse à nouveau décontenancé.

« Ils courent vers la maison. Ils nous verront si on sort par cette fenêtre, à l’étage, vite ! »

Les escaliers grincent affreusement mais l’armée fait plus de bruit, ils se précipitent en haut, essayent la première porte, fermée. La deuxième s’ouvre, ils s’engouffrent à l’intérieur et referment la porte. Les cris se rapprochent, les loups hurlent à la mort et se préparent à l’assaut. Des torches sont allumées devant la porte, et ils attendent le commandement.

Alice retient son souffle, recroquevillée sur elle même contre le mur du fond de la pièce plongée dans le noir. Magnus se dirige vers la seule source de lumière, une petite fenêtre étroite. Il avance pas à pas en leur faisant signe de suivre. Sir Lapin tire Alice par la main, et l’entraine avec lui vers la lumière. La petite fenêtre ne résiste pas lorsqu’on essaye de l’ouvrir et ses carreaux sales et noirâtres laissent place à la lumière pâle de la nuit et les reflets orangés des torches au loin.

La pièce s’avère être un grenier, où s’entassent milles et une choses en désordre, croulant sous la poussière et les toiles d’araignées. Tout y est gris sombre.
La fenêtre s’ouvre sur un champ d’herbe tendre et humide, et Magnus lance Sir Lapin vers l’extérieur sans sommation avant de prendre la main d’Alice et de lui demander de sauter.

Un grand fracas propage ses ondes dans les fondations de la maison, faisant trembler et craquer le bois et les poutres. La porte a cédé.

« On a plus le temps, sautez ! »

Elle se précipite dans le vide et atterrit sur Sir Lapin qui essayait, plein de bonnes intentions, de la rattraper. Elle a juste le temps de rouler sur le côté avec le pauvre animal que Magnus saute à terre, les relève et les emmène à sa suite.

« Où allons-nous, Magnus ? »

La voix de la jeune fille est couverte par le vent qui fouette leurs visages de ses longs doigts spectraux, ils courent sans se retourner et le noir les englobe sans leur divulguer quoi que ce fût des alentours. Les cris et les rugissements résonnent dans la maison, chaque pièce est fouillée, ils découvriront la supercherie d’une minute à l’autre. Les aboiements reprennent de plus belle, et partent dans leur direction, à l’opposé de la porte d’entrée, derrière la maison.

Alice court avec Sir Lapin dans un bras, inlassablement tirée par Magnus qui les dirige dans le noir vers un nouveau fossé. A peine sont-il descendu, les pieds dans la tourbe que Magnus pousse un mécanisme invisible qui ouvre une porte menant à un tunnel.

« On passe par là, très chère » dit-il ironiquement avant de la tirer à l’intérieur et de vérifier la bonne fermeture de la porte. Alors que le noir total les avale, on fouille dans un sac et un bruit qui gratte résonne à leurs oreilles, suivi par une petite flamme qui s’approche d’une bougie.

« Un tunnel ?
– Terrier, Madame ! C’est incroyable ! On dirait …
– Le réseau souterrain des lapins coursiers, … lapin.
– Sir Lapin, Monsieur Magnus, trancha-t-il. Mais… C’est impossible, ces terriers ont été ensevelis il y a des siècles …
– Seulement la partie Nord, celle qui relie au domaine Royale est restée presque intacte. »

Sir Lapin ébahit regarde les murs parfaitement lisses et propres, gravés d’anciens symboles royaux de la lignée pure des lapins coursiers et décorés de divers objets tombés en poussière. Magnus range les allumettes et les bougies dans sa poche, et enroule un bout de tissus autour de celle qu’il tient allumé pour éviter les brûlures de cire. Alice est assise par terre et regarde autour d’elle avec beaucoup d’admiration.
« C’est magnifique…
– Ça l’est, Madame, nous autres, lapins coursiers, sommes d’excellents artisans, si ce n’est les meilleurs.
– Étiez, remarqua Magnus.
– Sommes, Monsieur.
– Suivez moi, lapin artisan, vous pourriez vous perdre, dit-il cyniquement en avançant avec l’unique source de luminosité.
– Comment osez-vous, Monsieur, grogna Sir Lapin dans ses poils, avant de suivre Alice qui lui prenait la patte doucement. »

En vrai, j’ai du mal avec la régularité

Après un long moment, je reviens vers ce Journal de Bord, il s’en est passé des choses !

Premièrement, j’ai eut mon code et mon permis du premier coup en septembre dernier…

J’en ai beaucoup profité, j’ai essayé de chercher du boulot, j’ai plutôt passer du temps à écrire des CVs pour au final qu’ils restent à stagner dans ma voiture.

On a fini par me répondre en Mai dernier pour embaucher en juin de cette année, et je suis à IMA depuis lors ! (Contrat jusqu’en septembre, par contre).

Entre temps, en juillet dernier un mec est rentré dans mon AX avec sa boule d’attelage et a percé mon radiateur et tout ce qui va avec, se barrant comme un gros chien me laissant sans constat et sans assurance.

Après un garage qui m’avait proposé 1800€ de réparations, j’en ai finalement trouvé un qui m’a fait ça pour 300€ et ai récupéré ma FDP-Mobile il y a 2 jours après une immobilisation de presque 2 mois…

Mais, un bien pour un mal, voilà une semaine que je ne dois plus rien niveau tunes à mes darons, ce qui est une bonne chose parce que ma dette volait à 2500€ ! Depuis lors, je garde vraiment l’argent que je gagne, et ça c’est cool !

Voilà donc pour le côté « fait chier » (oui le taff compte dedans).

En dehors de ça, j’ai commencé tout un tas de projet artistiques pour moins me faire chier chez moi avant le boulot, mais aussi parce que construire des chateaux avec des allumettes c’est fun et ça développe l’esprit créatif !

J’ai développé un goût certain pour la création (souvent au dernier moment) de costumes tout à fait farfelues pour des soirées déguisées de potes…

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Déguisement/Poncho Poulpe avec Karow en Link

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 Soirée Grèce Antique

Weekend déguisement au choix

Et puis la couture en tout genre m’a toujours attiré,  et continue de me faire retoucher mes fringues très régulièrement, haha !

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Mais j’ai aussi eut un super moment papiers/collage..

C’est souvent des projets commencé sur un coup de tête, qui avancent un peu, qui sont vraiment jamais finis et que je laisse en plan pour passer à un autre.

Le seul sur lequel je me sois un temps soit peu appliquées et sur lequel je continue de persévérer est un projet que j’ai proposé de réaliser « pour » mes parents.

Repeindre le « sas » du bureau, comprenant une porte, un plafond et un mur ..

La Porte

Le plafond

Et le mur est toujours en cours ! Les photos suivront !
Allez, Tchuss !

Le temps passé sur le pont …

En attendant l’obtention de mon permis en septembre, et de trouver du boulot ensuite afin de repartir dans un an sillonner les routes d’Amérique du Sud, mon emploi du temps est coupé en deux.
50% pour de l’éclate, des soirées, des rendez vous et barbecues entre amis, à peu près tout ce que les parents déconseillent.
Et les autres 50% sont toutes mes tentatives différentes afin de combler les heures et de me bouger le cervelas inactif.

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Entre les rangements de chambre à toutes les sauces, les décorations de diverses choses, les tri de toutes les vieilles affaires, les dessins, les collages, … tout j’vous dis.

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Par contre le point positif, c’est que j’ai enfin commencé à écrire sur le voyage … Et je pense que les premiers chapitres viendront décorer les pages vierges de cette nouvelle plateforme !

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